La composition photographique

La photographie n’a rien inventé des lois de composition de l’image. En effet, c’est la peinture qui a d’abord instauré les règles de base qu’il est important de connaître afin de les appliquer.. ou mieux les contourner.

Plus rapide que le peintre, le photographe n’est pas maître de la disposition spatiale des différents éléments qui vont composer son image. Il doit néanmoins s’en accommoder, en essayant de les organiser au mieux pour réaliser une composition graphique acceptable.

L’apprentissage des principes de la composition d’image ne s’acquière pas en un jour.

Les plans

Une image doit idéalement se composer d’un premier plan, puis d’un second et enfin d’un troisième (évitez d’en introduire plus dans un premier temps); chacun d’entre eux devant être mis en relation avec le précédent. Cette juxtaposition de plans permet ainsi de donner une troisième dimension à un support image qui n’en comporte que deux en réalité.

Le travail sur les plans est beaucoup plus facile à réaliser lorsque l’on utilise des objectifs grands angles; les téléobjectifs ayant en effet tendance à tasser les plans en supprimant la perspective ainsi que la profondeur de champ qui est beaucoup plus restreinte sur ce type d’objectif.

Cadrage horizontal ou cadrage vertical ?

L’orientation de l’image est la première décision à prendre lorsque l’on cadre un sujet.

Cadrage horizontal : D’une façon générale, une image paraît mieux équilibrée, plus stable si elle est composée à l’horizontale car ce cadrage correspond à une vision naturelle. En effet nos yeux balayent l’espace de gauche à droite, d’où l’impression de stabilité… Il faut noter également que la prise en main des boîtiers modernes est plus souvent horizontale.

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On nomme le cadrage horizontal, format « paysage ». Il est vrai qu’il convient tout à fait à la prise de vue d’une scène générale (paysage, groupe de personne…) et toutes les actions qui se déroulent sur la largeur (course de voiture).

Un cadrage horizontal donne une impression de calme, de profondeur et de distance.

Cadrage vertical : L’œil est moins habitué à la lecture des compositions verticales car il doit balayer la photo de haut en bas. De plus, une impression d’optique nous fait croire qu’une photo cadrée verticalement est plus grande qu’une photo prise horizontalement. Du coup, l’œil humain accorde moins d’importance aux éléments se situant tout en haut ou tout en bas de l’image.

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On nomme le cadrage vertical, format « portrait ». En effet, il convient particulièrement aux prises de vue de portraits, de sujets ou d’actions se déroulant dans la hauteur (escalade, architecture).

Un cadrage vertical donne une impression d’action et de proximité.

NB : Le format de votre prise de vue va donc avoir une réelle incidence sur la signification que vous allez donner à vos photos. On peut faire des photos format carré, plus besoin dans ce cas de se poser la question de l’horizontal ou du vertical.

Le point de vue

Le photographe se doit de choisir une position par rapport au sujet, cette position est porteuse de sens, on l’appelle le point de vue. Le photographe indique ainsi son rapport avec le sujet. Il faut donc choisir le point de vue le plus adapté pour retranscrire les sentiments que le sujet nous inspire.

Il y a trois possibilités :

• Vue à hauteur d’œil : C’est la position normale, le photographe est à la même hauteur que le sujet. A hauteur d’oeil, le sujet ne subit pas de déformation de perspective. Il s’agit d’un point de vue neutre, sans prise de position du photographe.

• Vue en plongée : Dans cette position, le photographe se situe plus haut que le sujet qu’il photographie, il oriente donc l’appareil photo vers le bas (d’où le terme plongée…). Un tel cadrage donne une certaine impression de solitude et de détresse. Le photographe dominant en quelque sorte le sujet. Ce point de vue tend à écraser les perspectives et à en déformer les éléments. La plongée donne plus d’importance aux lignes en accentuant les surfaces horizontales. Il est recommandé de cadrer le sujet principal assez serré et surtout d’éviter tous les éléments parasites. La plongée rapetisse le sujet, le déforme.

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• Vue en contre plongée : En contre plongée, le photographe se place plus bas que son sujet, il oriente l’appareil vers le haut. Un tel cadrage donne au sujet une impression de puissance et de domination. Ce point de vue va accentuer les perspectives et réduire les plans horizontaux. Le sujet est mis en valeur (l’arrière plan a moins d’importance) mais sera, ici aussi, déformé. En effet, les éléments proches de l’objectif semblent beaucoup plus importants que leur taille réelle. La contre plongée grandi le sujet, le déforme.

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NB : Le point de vue varie également selon le type de focale que l’on va utiliser : Une focale courte (grand angle) va amplifier considérablement la profondeur de champ (et les déformations) alors qu’une focale longue (téléobjectif) va écraser les perspectives et la profondeur de champ.

La taille des plans

La taille des plans est basée sur le découpage de la silhouette humaine.

• Le plan général (PG) : Le plan général consiste à prendre le sujet dans son environnement général. Le sujet est donc vu avec un certain recul puisqu’il est intégré à ce grand espace.

C’est le plan idéal pour insister sur l’étendue de l’endroit photographié et sur la forte relation entre le sujet et le lieu où il se trouve. Il est conseillé  d’utiliser une assez petite ouverture de diaphragme pour obtenir une zone de netteté qui s’étant du premier plan à l’arrière plan (grande profondeur de champ).

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• Le plan d’ensemble (PE) : Le plan d’ensemble est un cadrage plus resserré que le plan général. Le sujet photographié occupe une plus grande partie de l’image, il est devenu identifiable mais sa relation avec son environnement reste toujours prépondérante. On utilise, là aussi, une petite ouverture de diaphragme. Le sujet et son environnement sont aussi importants l’un que l’autre.

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• Le plan moyen (PM) : Le plan moyen est un cadrage resserré sur le sujet principal. Il doit apparaître en entier sur la photo. Dans ce genre de plan, on s’intéresse beaucoup moins au décor et au l’environnement dans lequel se trouve le sujet. Il faut soit se rapprocher du sujet soit utiliser une longueur de focale plus grande. Le sujet est dans ce cas plus important que le décor.

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• Le plan américain (PA) : Le plan américain consiste à cadrer un personnage à mi-cuisse. Le décor est secondaire, on va donc isoler le sujet en réduisant la profondeur de champ (grande ouverture, longue focale).

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• Le plan rapproché (PR) : Il y a deux types de plans rapprochés : le plan rapproché taille (PRT) et le plan rapproché poitrine (PRP). On ne voit que la partie supérieure du sujet coupé à la taille ou à la poitrine comme le nom l’indique. On utilise là aussi une grande ouverture. Un cadrage rapproché permet d’isoler le sujet de son environnement.

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• Le gros plan (GP) : Le gros plan consiste à cadrer une partie importante du sujet pour la mettre en valeur. Le décor est alors quasi inexistant et on met en valeur une partie du sujet. Il faut être vigilant sur les détails car le moindre défaut risque d’être visible sur la photo. Il est également primordial de bien travailler l’éclairage du sujet.

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• Le très gros plan (TGP) : Le très gros plan consiste à remplir son cadre par une petite partie du sujet (cette partie doit avoir son importance bien évidemment). On isole donc un détail (une bague de fiançailles par exemple) ou une partie du corps humain (un œil). Le photographe va rechercher une forme pure, une texture intéressante sur un détail du sujet.

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NB : On utilise plus souvent la notion de plan dans le langage cinématographique mais elle convient également à la photographie pour identifier les différents types de cadrage possibles.

Les règles de composition

La règle des tiers : En principe, nous disposons tous d’un appareil photographique produisant des images de format rectangulaire. Dès lors, pour appliquer cette règle, il suffit de diviser le cadre (ce que l’on voit) par deux lignes horizontales situées chacune à un tiers de chaque extrémité de l’image. De la même façon, l’opération est aussi à effectuer avec deux lignes verticales. On se retrouve ainsi avec neuf rectangles équivalents et quatre intersections de lignes. L’idéal est de placer le sujet à photographier sur l’une de ces intersections et de faire naître un mouvement vers l’intersection opposée. Ce mouvement peut aussi bien être suggéré par le sens du regard d’une personne ou une ligne du paysage, qu’être effective comme l’arête d’un bâtiment ou le bras d’un sujet animé.

Construction de l’image basée sur la symétrie : On peut décider de centrer le sujet si le but est d’insister sur la symétrie. On peut aussi centrer son sujet, mais en le plaçant au centre du tiers inférieur de l’image, afin d’insister aussi sur l’importance de celui-ci.

Le Nombre d’or : Le placement du sujet sur la photo doit obéir à la règle du nombre d’or. Cette règle d’or a été définie à l’origine par un architecte romain afin d’établir une division inégale et dissymétrique des espaces qui paraîtrait très agréable et esthétique pour l’œil humain. La règle dit que le rapport entre la plus petite et la plus grande partie de l’image doit être équivalente au rapport entre la plus grande partie et le tout. Mathématiquement parlant, 1.618 représente cette proportion idéale. Concrètement, les formats correspondant à la règle du nombre d’or sont par exemple : 13 x 21 cm, 18 x 30 cm, 24 x 39 cm soit des formats proches des standards de la photographie…

https://www.youtube.com/watch?v=DxmFbdp7v9Q

Lecture d’une image :

Des tests scientifiques ont démontré que tous les individus d’une même culture suivent le même cheminement visuel lors de la première lecture d’une image. Il faut se servir de cette connaissance du mécanisme du regard pour attirer le spectateur de sa photo vers le sujet principal et le diriger vers le message important. L’œil a en fait un champ de vision nette très étroit, il va donc balayer la surface d’une image d’un mouvement continu extrêmement rapide (ce qui donne l’impression de percevoir l’image nette dans sa totalité).

Balayage H_300dpi Viewfinder reflex

L’œil est attiré par un certain nombre d’éléments, notamment par les points forts de l’image. Si le regard s’attarde sur les zones compliquées de l’image, il aura tendance à se diriger plus facilement vers la forme la plus grande (couleurs attirantes), la plus simple à lire (netteté, la régularité), la plus proche (présence d’un premier plan) et plus spontanément vers la zone où la présence de lumière peut en faciliter la lecture.

NB : Le balayage de l’œil se fait dans le sens de l’habitude culturelle du lecteur et aura donc tendance en occident à aller de gauche à droite et de haut en bas. On appelle ce balayage, la lecture en Z.

Quelques principes de composition :

Ce chapitre est consacré à la composition de l’image. Il est d’ailleurs possible que vous ayez déjà appliqué ces règles de manière intuitive, sans en connaître les principes.

Composer une photo va consister à ordonner les différents éléments et les hiérarchiser. On va se servir des lignes de forces et des points forts pour placer les bons éléments aux bons endroits et accentuer les lignes directrices pour qu’elles amènent vers le sujet principal de notre photo.

Lorsque vous placez le sujet en plein milieu du cadre, vous le mettez effectivement en valeur. Ce type de composition est généralement harmonieux et équilibré même s’il n’offre aucune surprise à l’observateur. En fait, la scène photographiée semble statique, monotone et peu originale. L’installation du sujet au centre semble vite d’une grande banalité.

Le simple fait de placer le sujet principal sur une ligne horizontale ou verticale, un peu plus éloignée du centre du viseur aura pour effet de le mettre en valeur de façon plus originale. Vous serez surpris des résultats. Un sujet principal excentré attire le regard de l’observateur et le guide ensuite vers l’ensemble de la photo. Il faut essayer de conserver ce regard dans le sens de lecture de l’image.

Une bonne image doit diriger le regard de l’observateur sur le sujet principal, l’y retenir, prouvant ainsi de son intérêt. En plaçant le sujet en plein centre, vous annihilez rapidement tout intérêt. Néanmoins, il n’existe aucune règle sur l’emplacement idéal du sujet principal, mais certaines compositions sont plus attirantes que d’autres pour l’observateur et sont davantage utilisées.

Certaines règles de composition, s’appliquant en peinture, peuvent également être reprises en photographie. Imaginez une grille divisant en trois parties égales la largeur et la hauteur d’un tableau ou d’une photo. Ces lignes imaginaires peuvent servir de repère pour disposer les différents éléments à l’intérieur du cadre. Les points d’intersection de ces lignes (aussi appelés points de force) sont des éléments de référence pour placer le sujet principal. Le quadrillage par tiers de la largeur et de la hauteur de la photo peut étonner de prime abord lorsque le sujet est placée sur un point de force, et repoussé vers le bord du cadre.

Les résultats obtenus par la méthode du quadrillage et celle du nombre d’or sont très proches. Ainsi, quelle que soit la méthode employée, le positionnement du sujet sur les points de force aura le même impact visuel. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le calcul du nombre d’or n’est pas si compliqué: La détermination du nombre d’or : ce dernier a été, pendant des siècles, une règle en peinture et en architecture.

Avec les certains appareils numériques, vous pouvez faire apparaître un quadrillage ou dans le viseur ou à l’écran. Cette fonction est particulièrement utile pour aligner horizontalement ou verticalement les sujets. Elle est également une aide précieuse pour les photographes souhaitant appliquer la règle du nombre d’or.

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Pour un portrait, ne visez pas les yeux mais le cou ! Les intersections de ces quatre lignes font ressortir les points forts de la photo. Il s’agit en fait des quatre points où l’œil va être le plus attiré, donc les régions où vous devez placer les éléments les plus importants de votre photo (par exemple les yeux d’une personne).

Viewfinder reflex

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A l’inverse, éviter de placer un détail qui n’a pas d’importance sur un point fort car si cet élément attire l’œil, vous risquez de perdre le sens de votre image. Si vous placez une personne dans un décor, le regard va forcément se porter en premier sur le personnage. Encore plus précisément, si c’est le visage qui attire le plus. Ajoutons que dans un visage, ce sont les yeux qui attirent immédiatement le regard du lecteur.

Une fois que l’on a compris le fonctionnement de l’œil et le principe de balayage, on peut l’utiliser pour attirer l’œil vers l’endroit qui nous intéresse. Les lignes directrices vont donc déterminer le caractère de l’image et en particulier le rythme de lecture.

Le balayage horizontal explique pourquoi une photographie avec des dominantes horizontales sera reposante pour l’œil, évoque le calme, la sérénité et permet d’élargir l’image alors qu’une image contenant des dominantes verticales sera fatigante à lire, évoquera rigidité et immobilité.

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La présence de dominantes obliques quant à elle dynamisera et brisera la monotonie de l’image. Grâce à des lignes directrices dominantes obliques, parallèles ou non, on obtient un rythme dynamique. Briser les lignes obliques entraîne une sensation de rupture, une instabilité.

Les lignes directrices ne doivent pas amener vers des endroits sans sujet ou vers l’extérieur de l’image mais doivent, au contraire, guider l’œil vers le sujet principal. On peut enfin obtenir un rythme pyramidal si les lignes directrices encadrent le sujet dans un triangle.

Les formes :

Il faut placer correctement les formes élémentaires dans une image. Pour qu’une forme ressorte, il faut qu’elle se détache du fond de l’image.

• Le carré est symétrique et donc donne une impression de calme et de stabilité.

• Le triangle ascendant est une forme harmonieuse qui donne une impression de calme et d’équilibre (une base solide). C’est aussi une forme de spiritualité (elle pointe vers le ciel).

• Le triangle descendant accélère le mouvement du regard et donne une certaine impression d’insécurité.

• Le cercle symbolise l’infini, la douceur, l’harmonie, il donne donc l’impression d’un équilibre parfait.

• Le rectangle horizontal évoque une atmosphère paisible, le repos mais il peut également donner l’impression de lourdeur et de froideur. Le rectangle vertical exprime la puissance, la force et la solidarité. Il peut aussi servir à dramatiser une composition.

L’équilibre des masses dans la composition :

La composition d’une photo doit également prendre en compte le poids visuel de chaque élément, sa forme et son contraste.

Une masse importante va monopoliser l’attention au détriment des masses plus petites. La première chose à faire est d’équilibrer les masses entre elles. Pour cela, il faut prendre en compte leurs dimensions, leur placement les unes par rapport aux autres et les distances qui les séparent. Pour un meilleur équilibre, on va placer la plus grande masse vers le bas afin d’asseoir la photo.

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L’équilibre des tons

L’équilibre des tons s’obtient si un élément de petite taille a autant d’impact qu’un élément de plus grande taille. En fait, l’environnement autour de la plus grande masse doit s’approcher de sa tonalité, ainsi la masse est estompée, elle a moins d’importance.

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L’équilibre des teintes

De la même façon, il faut que l’élément de petite taille apporte autant d’impact qu’un élément plus grand. Pour obtenir cet équilibre, la teinte de la plus petite masse doit être très forte et marquante.

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Sémiologie de l’image

Il existe différentes manières de traduire ces sensations en langage visuel, notamment en accentuant les couleurs ou les formes, en réduisant le champ visuel et en se concentrant sur un détail.

Symbolique Gauche/Droite : La gauche va représenter le passé et la droite le futur. C’est pour cela que beaucoup de photos dont le sujet principal est un personnage vont placer l’individu à gauche avec son regard portant vers la droite (il regarde vers le futur en quelque sorte). Ce placement est donc porteur de sens.

Symbolique Haut/Bas : Sur une image verticale, un objet placé en haut aura plus d’impact. Mais le haut et le bas ont là aussi, une autre signification. Le bas d’une image représente la matérialité alors que le haut va plutôt rappeler la spiritualité.

Symbolique Champ/Hors champ : Pensez également que ce qui se trouve hors du cadre (le hors champ) est aussi important que ce qui se trouve effectivement sur la photo. Il va falloir jouer avec cette notion afin de placer plusieurs indices qui vont permettre de recréer mentalement cet espace hors de la photo. Dans certains cas, le fait de ne pas montrer un élément va le rendre encore plus fort car il va laisser libre cours à l’imagination du spectateur.

Pour terminer

Toutes les règles que vous venez de lire ne doivent servir qu’à vous aider à retranscrire vos sentiments, en mettant du sens dans votre composition et en comprenant comment l’inconscient de chacun va interpréter votre photo.

N’oubliez jamais que votre photo doit raconter quelque chose, elle doit faire passer un message, une émotion. Il est donc conseillé de ne montrer qu’un seul sujet principal.

A consulter : Composition_Essentials

 

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